Dans ce nouveau blog, je vous présenterai toujours des fleurs, des photos d'un peu de tout avec des explications des lieux visités, pour rendre votre visite attrayante.
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Usant de son imagination pour restituer les salles du château, l'architecte Viollet-le-Duc y mêle plusieurs styles. Gothique, Renaissance et même Art nouveau se conjuguent à travers les différentes parties de la forteresse. La salle des Preuses constitue la pièce d'apparat du domaine, son riche décor en polychrome en font la plus belle galerie de l'édifice. Cette salle accueille des expositions temporaires.
Je suis dans la salle et vous montre au centre la statue de Charlemagne avec les princes
paladins
voici un zoom sur la décoration au dessus de la
statue de Charlemagne
La grande salle d'apparat du château, dénommée "salle des Preuses", s'impose par ses dimensions (50m de long sur 9,50m
de large et 12m de haut).
Pour mémoire la galerie des glaces de Versailles mesure 73m de long sur 10,5m de large et 12,30 de haut.
Deux ensembles statuaires se répondent aux extrémités de la salle : Charlemagne entouré des princes paladins à
l'entrée
Le canapé au centre de la pièce
un groupe de neuf Preuses ornant la monumentale cheminée à l'autre bout. Les visages des "preuses" s'inspirent de ceux de l'impératrice et de ses dames de compagnie. Nous avons de gauche à droite : Thamaris (Maréchale Canrobert), Cinopé (Princesse Murat), Lampetto (Duchesse de Malakoff), Hipolyté (Baronne de Pierres), Sémiramis (Impératrice Eugénie), Penthésilée (Duchesse de Cadore), Teuca (Duchese de Bassano), Déiphyle (Comtesses de la Poeze) et Ménalippe (Madame Carette, la seule qui ne porte pas de couronne, car pas de titre de noblesse
Le coût de la construction s'est élevé à plus de 5 millions de francs or dont 75% ont été financés sur la cassette
personnelle de l'Empereur. Inachevé lors de la chute du Second Empire, le château de Pierrefonds ne reçut jamais le mobilier dessiné par Viollet-le Duc. C'est son gendre, l'architecte Ouradou,
qui le remplaça après sa mort en 1879 à la tête des travaux qui s'interrompirent définitivement en 1885.
Le château est la propriété de l'Etat.
Détail des plaques à l'intérieur de la cheminée.
A chaque séjour à Compiègne, le couple impérial Napoléon III et et l'impératrice Eugénie, organisait une visite des ruines de Pierrefonds afin de juger de l'avancée des travaux. La plupart des
invités des "Séries" y était conviée. Entre restitution archéologique et interprétation fantaisiste, Pierrefonds clôt avec panache cet itinéraire impérial.
détail d'une statue de la cheminée, les couleurs sont lumineuses et comme
neuves
A l'origine. Viollet-le-Duc n'avait envisagé que la restauration du donjon, destiné à servir de résidence occasionnelle à l'empereur. Mais à partir de 1861; probablement séduit par les propositions de l'architecte, Napoléon III décide de bâtir sur les ruines de Pierrefonds une demeure fastueuse, dans l'esprit du courant romantique né trente ans auparavant (avec entre autres la publication de Notre-Dame de Paris par Victor Hugo).
Une autre statue de la cheminée tout aussi belle que son pendant
Viollet-le-Duc conçoit alors une création personnelle et originale, qu'il ne pourra complètement achever. De nombreux dessins et aquarelles présentés au château permettent de se rendre compte de l'atmosphère néo-gothique qu'il voulait créer.